On reste dans le domaine de l’éco-technologie pour cet article concernant une découverte accidentelle faite par deux scientifiques de l’Université de Californie à Los Angeles : un pile surpuissante et biodégradable alors qu’ils effectuaient des recherches sur le graphène.

Super SupercapacitorLe graphène, vous en avez déjà manipulé sans le savoir, car il s’agit d’un cristal de carbone qui constitue le graphite, lui-même utilisé entre autres dans les crayons à papier. Le graphène n’a été clairement identifié et isolé qu’en 2004 par Andre Geim et Konstantin Novoselov qui recevront le prix Nobel de physique en 2010 pour leur découverte.

Mais ce n’est que plus récemment que Richard Kaner et Maher El-Kady, en cherchant une méthode plus pratique de créer du graphène, ont mis au point le super-condensateur par accident : Après avoir déposé de l’oxyde de graphite liquide à la surface d’un CD, ils ont fait chauffer le tout en utilisant le laser d’un simple graveur de disque d’ordinateur. C’est seulement en le testant avec un appareil électronique et une ampoule LED qu’ils se sont aperçus que celle-ci était restée allumée pendant plusieurs minutes alors que le graphène n’avait été chargé que pendant quelques secondes.

La nouvelle pile cumule ainsi de nombreux avantages : flexible, puissante et biodégradable car créée à partir d’un matériau naturel, contrairement aux piles actuelles contenant des métaux et des éléments chimiques toxiques. Sous forme de batterie, la vitesse de recharge étant “100 à 1000 fois plus rapide qu’une pile classique”, on peut ainsi imaginer pouvoir charger son smartphone en 30 secondes (ça me rappelle vaguement un autre article) ou sa voiture électrique en quelques minutes.

Mais une vidéo vaut parfois mieux qu’un long discours, espérons seulement que cette super pile puisse rapidement remplacer celles utilisées actuellement !